Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50  % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

 

Le 6 février 2018, l’Insee a publié une étude analysant l’espérance de vie des hommes et des femmes en fonction de leur niveau de vie, la première du genre en France.

Il en ressort que, en moyenne, plus le niveau de vie d’une personne est faible, plus son espérance de vie est basse. Ainsi, parmi les 5 % les plus pauvres, l’espérance de vie à la naissance des hommes est de 71,7 ans, contre 84,4 ans parmi les 5 % les plus aisés, soit 13 ans d’écart. Chez les femmes, cet écart est plus faible : 8 ans séparent les plus pauvres des plus aisées.